#LaPresse: « Épatante Charlottesville | Violaine Ballivy »

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CHARLOTTESVILLE HISTORIQUE

La Virginie aime la politique. Lors des dernières élections, 66 % de la population y a exprimé son droit de vote (majoritairement en faveur d’Hillary Clinton), alors que le taux de participation n’était que de 54,2 % ailleurs au pays. Son passé y est certainement pour quelque chose: l’État a vu naître cinq présidents américains. Les maisons-musées de trois d’entre eux sont ouvertes au public. Visite.

La maison des merveilles: Monticello

Charlottesville a un héros. Un superhéros, même: Thomas Jefferson, troisième président américain et probablement l’un des plus importants de l’histoire du pays, enfant chéri de la région, et dont on ne manque pas de saluer la moindre réalisation, ici. Un hyperprésident, quoi, 200 ans après sa mort.

Son domaine, Monticello (classé au patrimoine de l’UNESCO), dont il a d’ailleurs dessiné les plans, est l’endroit tout désigné pour découvrir toute la complexité de l’homme. Car Jefferson s’intéressait à tout, ou presque: l’architecture, l’astronomie, la botanique, les langues – il en connaissait au moins sept – la cartographie, la littérature, alouette.

On le devine dès l’entrée de sa demeure, surplombée par une horloge de son cru, marquant le passage des jours de la semaine au gré d’un jeu de poids et leviers; sur son bureau: un dispositif permettant de recopier simultanément tous ses écrits en deux exemplaires; dans le salon: un système de tubulures pour que soient livrées ses bouteilles de vin directement de la cave – c’était aussi un bon vivant qui aimait bien boire, bien manger et beaucoup recevoir – ou dans son jardin, florissant d’espèces qu’il a contribué à améliorer au gré de croisements. 

Mais au fil de la visite, on découvre aussi certains aspects plus controversés de cet homme dit des Lumières, ce défenseur de l’égalité des droits des hommes qui possédait pourtant des dizaines d’esclaves sur sa plantation et aurait eu plusieurs enfants illégitimes avec l’une d’elles après la mort de sa femme. On évoque tout cela dans un tour guidé thématique – inclus dans le prix d’entrée – mené plusieurs fois par jour: à faire.

Thomas Jefferson s’est éteint à 83 ans, chez lui, sans le sou. Il a été enterré sur sa propriété: son épitaphe témoigne de l’ampleur de son legs: «Ici repose Thomas Jefferson, auteur de la déclaration d’Indépendance des États-Unis, auteur de la loi sur la liberté religieuse en Virginie, fondateur de l’Université de Virginie.» Et cela n’inclut même pas ses deux mandats à la présidence américaine.

Prévoyez une demi-journée, et un pique-nique s’il fait beau pour profiter du jardin.

« Previously Published on: 20 July 2017 | 1:52 pm, as ‘Épatante Charlottesville | Violaine Ballivy’ on LaPresse. (Here is a source link for the Article’s Image(s) and Content) »

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